SS BRUGES
Histoire
Le Havre à travers la Seconde Guerre mondiale
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La Seconde Guerre mondiale s’abat sur la ville le 19 mai 1940, avec le premier bombardement de la Luftwaffe sur le port et les quartiers environnants. C’est justement l’objectif de l’aviation allemande : empêcher le réembarquements des troupes anglaises. |
La Compagnie
JOHN BROWN & COMPANY LTD (Clydebank)
| Le 20 mars 1920, le chantier John Brown & Co. Ltd. de Clydebank (à proximité de Glasgow en Ecosse) lance un ferry, le SS Bruges de 2949 tonneaux brut, pour le compte de la Greast Eastern Railway. Une fois les finitions d’aménagement et les essais en mer réalisés, il est livré à sa compagnie en juillet. | |
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Le navire est long de 97,84 m, large de 11,13 m et a une profondeur de cale 5,5 m. Il effectuera la liaison entre son port d’attache Harwich (Angleterre) et Anvers (Belgique).
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Affiche de la L.N.E.R. avec les navires assurant la liaison entre Harwich et les ports Belges (on y reconnait les silhouettes des ferrys et train-ferrys).En 1920 et 1921 sont lancés ses deux sister-ships, l’Antwerp (2957 tx brut) et le Malines (2969 tx brut). |
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Ces trois navires peuvent transporter 430 passagers de 1ère classe, 1250 de 2ème classe et 500 tonnes de fret (ils disposent de 263 couchettes de 1ère classe et 100 pour la 2ème classe). Avec sa belle silhouette et ses deux cheminées, le ferry SS Bruges est propulsé par quatre turbines à vapeur Brown-Curtis, développant 1462 cv et entrainant deux arbres d’hélice. Grâce à sa remarquable propulsion, il peut filer à 21 nœuds. |
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QUELQUES MOTS SUR LE CHANTIER DE CONSTRUCTION DES FRERES THOMSON
| Les frères James et George Thomson ont fondé l'entreprise de construction navale écossaise de renom à Cessnock en 1851. Ils ont lancé leur premier navire, le Jackal, en 1852 et ce sont rapidement établis une réputation sur la construction de navires à passagers de prestige. La société s’est installée sur la Clyde 1871, à Granges (plus tard rebaptisé Clydebank), près du village de Dalmuir, situé à la confluence de River Clyde et River Cart ; ce qui a permis de lancer de très grands navires. En 1899, John Brown & Company Ltd, un fabricant d'acier de Sheffield, a repris le chantier et dès le début des années 1900 l'entreprise a innové en matière de technologie du génie maritime avec la turbine Brown-Curtis. Les performances de ses moteurs ont impressionné la Royal Navy, qui a passé des commandes avec celle-ci pour construire plusieurs navires de guerre. Des navires célèbres furent construits par les chantiers John Brown : le HMS Hood, Tiger, Repulse et Barham, le Lusitania et l’Aquitania. La compagnie a tout juste survécu à la dépression commerciale qui suivit la Première Guerre mondiale, grâce aux commandes des paquebots pour la Cunard White Star Liners : le Queen Mary et le Queen Elizabeth. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les chantiers ont grandement contribué à l'effort de guerre, entre autres par la construction des cuirassés Duke of York, Vanguard et du porte-avions Indefatigable. |
CONSTRUCTION DU SS BRUGES
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En 1920, le chantier lance le RMS Bruges de 2949 Grt, pour le compte de la Greast Eastern Railway, pour effectuer la liaison Harwich en Angleterre avec Antwerp en Belgique. En 1923, la compagnie G.E.R est rattachée à la la compagnie London & North Easten Railway, L.N.E.R. |
Naufrage
Attaque aérienne sur le port du Havre ! Le SS Bruges va s'échouer sur la plage
CONTEXTE
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Le port était détruit à 95 % et quelques 350 épaves jonchaient les bassins et la rade. Parmi ces épaves, figurent notamment le Niobé et le SS Bruges dont voici l'histoire...
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L’ennemi est aux portes de la ville. Les raffineries et les stocks de carburant ont été incendiés afin de ne pas les laisser aux mains de l'ennemi. La seule issue pour tenter d’évacuer la cité devant l’avancée allemande est la mer, pour aller « de l’autre côté ». Dans un désordre indescriptible, les habitants de la ville vont tenter d’embarquer sur tout ce qui flotte pour gagner les côtes du Calvados, encore libres à ce moment. Un raid de l’aviation ennemie va transformer l’exode en drame. De nombreux navires sont envoyés par le fond et Le Havre pleure des centaines de victimes.
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L’ancre tribord mouillée, l’équipage regagne la plage sur une des embarcations du navire. Pour son action durant ces journées, le pilote recevra la Croix de guerre et celle de Chevalier de la Légion d’Honneur (la station fut-elle aussi décorée ?). Quant à l’épave, reposant bien droit sur sa quille, elle servira de cible d’entraînement aux artilleurs allemands.
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De nos jours, les quelques restes du navire reposent sur un fond d’un mètre à marée basse, et de sept mètres à marée haute, à environ trois cents mètres du rivage.
Témoignage de Jean-Luc Lemaire (Président du GRIEME) |
SITE DU SS BRUGES
Cliquez ici ou sur l'image pour lancer le film (Réalisation Thierry DESPRES)
Photos
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(Photos : Thierry DESPRES pour le GRIEME - Mars 2011 - Reproduction interdite sans autorisation) |
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LA DEUXIEME MORT DU SS BRUGES
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L’épave a fait le bonheur des premiers plongeurs au Havre, à 300 m du ponton du nouveau Palais des régates, les restes reposants dans 1 à 6 mètres d’eau, face à la plage. Mais en juin 2002, il est décidé de supprimer les quelques espars émergeants à marée haute, car constituant encore un réel danger pour la navigation de plaisance. |
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VESTIGES DU SS BRUGES QUELQUES ANNEES PLUS TARD, UN JOUR DE GRANDE MAREE
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| (Clichés pris le 18 février 2011 - Marée basse vers 18h00 - Photos de Thierry DESPRES) | ||
Presse
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Extrait du journal régional Liberté Dimanche - Article de Lionel Cailles (1997) |
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Dès la fin des années 1990, trois des 12 membres fondateurs du GRIEME se sont intéressés aux épaves de la Côte d'Albatre. C'est ainsi qu'au cours de l'année 1997, Lionel CAILLES (à droite sur la photo ci-contre, en compagnie de François Mathieu, Yvon Chartier, Franck Pinéranda et Julien Morvan), journaliste à Liberté-Dimanche et amateur de plongée sur épave, a rejoint le petit groupe de "fous furieux" d'épaves contemporaines qui oeuvraient au sein de la Commission Archéologie du CD 76 avant de co-fonder, avec d'autres compères, ce qui allait devenir le GRIEME (Voir chapitre sur la fondation de notre association). |
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Le Bruges fait partie des épaves dont le journal régional Liberté-Dimanche a régulièrement publié le récit, que vous pouvez retrouver en intégralité sur cette page, mais également dans le Tome 1 de la Saga des épaves de la côte d'Albâtre, ainsi que dans le fascicule La Saga des épaves du Pays de Caux Tome 1 (épuisé à la vente). |
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| C'est ce devoir de mémoire et le désir de raconter l'histoire des épaves du littoral de La Manche-Est, mais également de Bretagne, de Méditerranée, voire même plus loin, que le GRIEME a inscrit dans l'esprit même de ses statuts. Dans cette perspective, la rencontre avec des témoins, des survivants, de la famille des victimes des naufrages, dont nous racontons l'histoire, reste une phase fondamentale qui est présentée ci-dessous avec deux témoignages de Havrais qui vécurent le dramatique mois de juin 1940. |
Mémoire
DEVOIR DE MEMOIRE
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| Le Havre après les bombardements - Collection privée Thierry DESPRES |
Voici le témoignage d’un habitant ayant vécu cet exode
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Remerciements
REMERCIEMENTS & SOURCES
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Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/SS_Bruges http://www.lrfoundation.org.uk/public_education/reference-library/register-of-ships-online/ https://en.wikipedia.org/wiki/London_and_North_Eastern_Railway |


(Le GALLIA - Ex CHATEAU-YQUEM - SISTER SHIP DU CHATEAU-MARGAUX)

Affiche de la L.N.E.R. avec les navires assurant la liaison entre Harwich et les ports Belges (on y reconnait les silhouettes des ferrys et train-ferrys).
Le Maline


Le Havre après les bombardements - Collection privée Thierry DESPRES
Le 11 juin 1940 est une journée terrible dans l’histoire du Havre.
(Le SS Bruges échoué sur une plage du Havre - Photo Collection Jean-Paul DUBOSC)





































